Nos objectifs sont nés de l’insatisfaction de vivre dans un monde d’abondance et de pénurie, où l’équilibre et le sens nous échappent. On ressent cet inconfort dans le travail salarié, dans le quotidien. Il perdure dans le monde artificiel qui se construit au prix de la destruction de l’autre et de la nature. La souffrance coule dans les rivières. Elle déborde. Elle apparaît chez ces femmes qu’on méprise, ces ouvriers qu’on exploite, ces autres qu’on licencie, ces forêts qu’on brûle, ces terres qu’on endommage et qu’on empoisonne. Chaque jour, chaque cycle, de nouveaux forages; de nouvelles agressions contre la nature et contre les femmes. Les jours défilent au pas de l’accumulation et de l’extractivisme ; ils apportent leur lot de souffrances et d’agressions pour tous. On est touché, nous portons ces dégâts en nous. Quand les forêts se décapitent, quand les cultures indigènes s’écroulent sous le poid du consumérisme et du colonialisme, c’est une partie de nous qui disparaît. Ce n’est pas occasionnel, c’est la norme. La souffrance est, avec la jouissance consumériste, l’un des fondements de nos sociétés. Face à ce désordre, et à la mentalité du présent, «chacun pour soi», “devenez milliardaire”, on dit stop. Basta. Le train de la Croissance passe mais on se refuse de le prendre. Nous ne voulons plus nous enivrer dans le pétrole. Nos souvenirs et nos corps sont trop chargés. Les objectifs naissent du rejet. Rejet de la Marchandise qui s’est fait monde et nous emprisonne, rejet de ce qui nous est proposé, rejet du fatalisme et de la résignation. Du ya basta vient la nécessité trouver une sortie de secours.
Ces objectifs naissent aussi d’une recherche interne sur la manière de parvenir à la paix intérieure, et à moins de souffrance. Après avoir entendu une conférence de l’économiste anglais Richard Layard sur ce que serait la meilleure société pour vivre, nous avons décidé de partager, à travers notre objectif principal, ce qu’il considère nécessaire pour créer cette société meilleure. Il parle du fait que, bien que beaucoup pensent que la meilleure société serait celle où il y a le plus de développement économique, des études ont montré que ce n’est pas le cas… après un certains seuil, les courbes divergent entre bonheur et developpement economique. Dans des pays comme les États-Unis ou l’Angleterre, malgré une augmentation de la croissance les niveaux de bonheur n’ont pas augmenté, au contraire, ce qui a augmenté ce sont les taux de suicide, de dépression, de divorce, entre autres. L’économiste précise donc que pour créer une société meilleure ils faut se centrer sur d’autre critères, comme la nécessité de vivre avec moins de souffrance et plus de paix. Pour que cette société soit possible, des millions de personnes doivent se battre pour atteindre ce même objectif. Nous partageons cet objectif et nous pensons également que pour vraiment l’atteindre, nous devons le prendre au sérieux, et être nombreux dans cette lutte. Pour cette raison, nous entrons dans la praxis pour co-créer ensemble un monde avec moins de souffrance et plus de paix.
OBJECTIF PRINCIPAL:
LUTTER POUR CO-CRÉER UN MONDE AVEC MOINS DE SOUFFRANCE ET PLUS DE PAIX
PREMIER OBJECTIF SPÉCIFIQUE:
Proposer et mettre en œuvre des solutions qui cherchent à répondre à nos besoins fondamentaux, de manière soutenable et saine.
Compte tenu de la situation au Venezuela, nous voulons atteindre les objectifs suivants:
- Contribuer à l’augmentation de la souveraineté alimentaire et à la production d’aliments sains.
- Contribuer à la réduction des déchets dans les rues et à l’augmentation de la fertilité des sols.
- Fournir un soutien aux familles à faible revenu grâce à des méthodes de vie soutenables.
DEUXIÈME OBJECTIF SPÉCIFIQUE:
Nous convertir en militant du changement soutenable.
Pour atteindre cet objectif, nous nous concentrerons sur les objectifs suivants:
- Contribuer à l’augmentation de la pensée critique et du niveau de paix intérieur de la population.
Tous ces objectifs, nous chercherons à les atteindre dans la ville de Mérida, au Venezuela. On souhaite également promouvoir certains programmes dans la ville de Mene Mauroa, dans l’État de Falcón.